En ces temps difficiles, nombreuses sont les personnes qui peinent à faire face à leurs charges courantes. Loyer en retard, chaudière qui tombe en panne, passer son permis pour faciliter le retour à l’emploi, se faire poser un appareil dentaire quand on n’a pas de
mutuelle… Nombreux sont les exemples de manques de moyens qui handicapent la vie de millions de personnes à qui l’on refuse de petits crédits ou qui sont obligées de passer par des organismes peu scrupuleux qui appliquent des taux scandaleusement élevés.
À Paris, le maire
Bertrand Delanoë a lancé le microcrédit personnel. Des petits prêts, entre 300 et 3 000 euros, vont être accordés aux personnes ne pouvant plus obtenir de prêts classiques. Ces microcrédits vont être étalés sur 36 mois à un taux de 4 % (2 % grâce à une aide supplémentaire de la mairie réservée aux Parisiens). Lancés hier dans le 18me arrondissement, ces prêts vont concerner toute la capitale d’ici fin 2008 puis l’Île-de-France d’ici fin 2009.
Il ne s’agit bien évidemment pas de prêt à la consommation pour acheter un nouvel ordinateur ou un écran plat. Ces prêts ne concernent en effet que les projets personnels, les dépenses vitales, les dettes à la sécurité sociale ou encore les formations professionnelles coûteuses.
Quatre banques sont partenaires de l’opération : la Banque postale, la Caisse d’épargne, le Crédit coopératif et Laser Cofinoga. Le risque est pris pour moitié par la
Caisse des dépôts. Évidemment, Bernard Candiart, directeur du Crédit municipal de Paris précise que « personne ne gagnera d’argent sur ces prêts. C’est normal, il n’était pas question de laisser penser que des banques allaient faire des bénéfices sur le dos des plus fragiles ».
Ce sont les travailleurs sociaux qui seront chargés de conseiller les personnes ayant besoin d’un prêt.

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