Hier, pour la deuxième fois à son procès à la Cour d’assises des Ardennes,
Michel Fourniret a accepté de parler.
En effet, le Tribunal analysait le calvaire de la jeune étudiante de
Béthune (Jeanne-Marie Desramault) disparue le 18 mars 1989.
Dans cette analyse, il a été noté que Michel Fourniret avait abordé la jeune fille de 21 ans dans le train (qu’elle empruntait toutes les semaines après avoir passé le week-end chez ses parents) entre
Lille et Charleville-Mézières.
L’accusé avait ensuite organisé une rencontre inopinée avec
Monique Olivier, sa compagne. Les deux complices qui s’étaient présenté sous un faux nom, entretenaient de bonnes relations avec la (future) victime.
D’après la sœur Marie-Gérard (religieuse du couvent des Bernardines où l’étudiante résidait) qui a témoigné à la barre, Jeanne-Marie Desramault leur « avait fait part de sa rencontre avec des gens très sympathiques ».
Il a donc fallu attendre jusqu’en 2004, pour retrouver le corps de la jeune étudiante, et ce sur les indications de Michel Fourniret lui-même.
Si le tueur en série a déclaré hier « je reconnais les faits », son épouse en revanche, nie toujours sa participation à ce meurtre.
D’une voix faible, Henri Desramault (le père de la victime âgé de 87 ans) a déclaré : « ils ont tué des enfants, que la Justice les punisse ».

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