S'il a admis être « un monstre », le meurtrier de la petite Madison, Julien Carrillo, ne s’est pas expliqué sur les raisons et les circonstances exactes de son geste commis dans la nuit du 6 au 7 mai 2005 : l’homme s’est contenté de répondre aux questions du président de la cour d'assises des Bouches-du-Rhône et des avocats par des marmonnements et des « ouais » ou autres « je ne sais pas ».
Il semble néanmoins établi que l’individu, âgé de 26 ans au moment des faits, décrit par les témoins comme un mythomane et un alcoolique, aurait enlevé la fillette par dépit, n’étant pas parvenu à séduire la mère de l’enfant, Jessica Brusco.
« Il a pris la fille pour emporter symboliquement la mère » a déclaré l’avocat général.
De fait, c’est parce qu’il connaissait bien Jessica Brusco que le jeune homme a pu s’introduire chez elle pendant son sommeil et enlever Madison sans que celle-ci n’oppose la moindre résistance. Il l’avait ensuite emmenée chez lui et étouffée le lendemain matin à l’aide d’un coussin.
A l’annonce du verdict, Jessica Brusco s’est déclarée soulagée : « Je suis fatiguée, mais c’est ce que j’attendais. Je suis satisfaite », a-t-elle expliqué.
Le père de la fillette a, pour sa part, laissé s’exprimer toute sa colère. « Tu vas mourir… T’es déjà mort, je te crèverai, sale ordure… » a menacé Stéphane Castel.
Julien Carrillo a douze jours pour faire appel de cette condamnation.
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