Une menace terroriste pèse sur le
Jeux Olympiques qui se dérouleront en
Chine.
En effet, des séparatistes de la province du Xinjiang, les ouïgours, auraient déjà perpétré plusieurs attentats.
Par l’intermédiaire d’une vidéo internet djihadiste, ils revendiquent d’ailleurs les attentats contre un autobus à Kunming, dans le Yunnan, le 21 juillet et à
Shanghai en mai, ainsi qu’une attaque visant la police avec un engin agricole chargé d'explosifs à Wenzhou le 17 juillet, mais également un attentat à la bombe contre une usine de Canton au cours de la même journée.
Le commandant Seyfullah, le chef des séparatistes ouïgours menace les autorités chinoises, de les mettre face à une vague d’attentats de grande ampleur lors des JO de Pékin, il déclare d’ailleurs dans un communiqué que son but est de prendre pour cibles les points névralgiques des JO, il souhaite attaquer des grandes villes chinoises en utilisant des tactiques qui n'ont jamais été employées.
D’ores et déjà placé sur la liste noires des mouvements terroristes par les USA et la Chine, le Mouvement islamique du Turkestan oriental serait en étroite collaboration avec Al Qaida, et aurait même entraîné ses activistes en
Afghanistan, où certains d’entre eux auraient été faits prisonniers et déportés à
Guantanamo.
S’il est vrai, que les mesures draconiennes prisent par le gouvernement chinois pour lutter efficacement contre le terrorisme sont impressionnantes, et que d’après
Pékin, plusieurs djihadistes ont été interpellés avant de mettre leur plan en action, il existe tout de même une menace certaine d’attentats sur les JO.
Les observateurs internationaux, quant eux, pensent que la Chine a tendance à surmédiatiser les exactions des terroristes et leurs interpellations, pour justifier le recours à une sécurité accrue.
Des experts américains de la lutte anti-terroriste pensent quant à eux qu’il existe un réel risque d’attentat, cependant moindre que durant les jeux olympiques d’
Athènes en 2004.