Hier, dans le cadre de l’affaire de l’Arche de Zoé où, 6 membres de l’association furent emprisonnés en France, l’annonce du verdict a été un « soulagement » !
En effet, comme promis, le Président tchadien Idriss Itno Déby a signé au cours de la journée d’hier, un décret accordant la grâce aux 6 détenus français : grâce mettant fin à leur condamnation à N’Djaména à 8 ans de prison pour tentative d’exfiltration de 103 enfants tchadiens vers la France.
Trois mois après leur condamnation, 3 des six membres de l’association humanitaire Arche de Zoé ont été libérés à 22h et les 3 autres, plus tard dans la soirée.
Quant à la mère du « cerveau » de l’opération (Eric Brouteau), elle a face à cette grâce exprimé son soulagement en déclarant : « j’ai eu peur, car j’avais lu dans la presse que pour Eric, ce serait une grâce différée ».
Les conséquences politique de la clémence du Président tchadien sont aujourd’hui évidents : c’est tout juste sauvé avec le soutien militaire de la France d’une attaque qui a failli le renverser les 2 et 3 février derniers que ce dernier s’est dit « prêt à pardonner » les 6 membres condamnés.
Toutefois 2 questions restent en suspens : celle des 6.3 millions d’euros que les condamnés doivent verser aux familles des enfants (question que le Quai d’Orsay a refusé de commenter hier) et, le sort judicaire de 4 des graciés, sous le coup en France d’une mise en examen.
Pourquoi ? Parce que els 6 français sont visés par une instruction menée à Paris pour « exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en vue d’adoption », « aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France » et « escroquerie ».
Pour l’heure, il est bien évident que, dans cette affaire la libération des 6 français pourra peut-être aussi permettre d’éclairer, le rôle joué par les autorités françaises.
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