Les incidents dans les collèges et les lycées se multiplient. Cette fois, c’est le principal du collège Pablo-Picasso de Garges-lès-Gonesse qui, jeudi midi, a été roué de coups par une bande de jeunes inconnus dans l’établissement. Ces derniers s’étaient infiltrés dans la cour à la recherche d’un élève afin de régler leurs comptes. Il s’agissait d’une bagarre entre deux collégiens de 15 ans, l’un d’entre eux s’était plaint au Principal sans qu’il y ait de sanction. Dix minutes, une bande de jeunes s’infiltrait dans la cour où une bagarre a éclaté. Toujours est-il que le Principal, Patrick Cassou, s’est interposé et qu’il a été roué de coups, les jeunes étant armés de marteaux, de barres de fer et de bâtons. Ce collège, classé en ZEP, était pourtant réputé sans histoires.
Le principal a été hospitalisé pour contusions à l’épaule et au dos. Choqué, il est ressorti en fin d’après-midi. Hier soir, trois adolescents étaient en garde à vue.
D’autres faits similaires d’intrusion avec armes s’étaient déroulés le 10 mars dernier au lycée professionnel de Gagny : il y avait eu alors une dizaine de blessés. À la suite de cet incident,
Nicolas Sarkozy avait réagi aussitôt en demandant un recensement des 100 ou 200 établissements les plus touchés par ces intrusions et ces phénomènes de bandes. Les inspecteurs d’académie et les forces de police connaissent les établissements à problème. Après ce recensement, des mesures devraient être prises comme la vérification des clôtures et des portails, l’organisation du filtrage des entrées et des sorties, la mise en place de vidéosurveillance si ce n’est déjà fait. En outre, dans les établissements à risque, le dispositif de policiers référents sera étendu.
Selon l’Observatoire national de la délinquance et le système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire, la violence scolaire est en augmentation : 85 % des auteurs de violences sont des élèves et 15 % des personnes étrangères à l’établissement. Les faits graves sont surtout des violences entre élèves et pour 15 % il s’agit de violences physiques. Ces faits sont aussi plus fréquents dans les lycées professionnels où l’on recense 15 cas pour 1 000 élèves.

Il n'y a pas encore de commentaires pour cette dépêche.
Tous les commentaires sont soumis à modération (ceux abrégés en SMS seront supprimés).
Ne vous inquiétez donc pas si ceux-ci ne s'affichent pas instantanément.