Après de longs mois de procès sur l’affaire de l’Angolagate (ventes d’armes illicites alors que le pays était en pleine guerre civile), le verdict est tombé pour Charles Pasqua, ancien Ministre de l’Intérieur : un an de prison ferme… Il était hier soir, mardi 27 octobre 2009, l’invité de
Marie Drucker, dans le journal de 20 h de
France 2. Il n’a pas hésité à mettre en cause d’autres personnes pour mieux de défausser et a déclaré vouloir faire appel de cette condamnation. Ainsi, a-t-il déclaré : « Le moment est venu de mettre les choses au clair (…) Le président de la République était au courant de l'affaire de ventes d'armes à l'
Angola. Le Premier ministre était au courant, la plupart des ministres aussi. Moi je n'étais pas compétent dans ce domaine ».
A 82 ans, Charles Pasqua est sénateur des Hauts-de-Seine et il jouit donc de l’immunité parlementaire. Pour tenter de se faire innocenter, il a expliqué à Marie Drucker : « Je demande au président de la République de lever le secret-défense sur toutes les ventes d'armes, sur toutes ces opérations qui ont été réalisées à l'étranger afin que l'on sache s'il y a eu des retours de commissions en France et qui en a bénéficié ». Le problème, c’est que l’Angola ne souhaite pas officiellement que tout cela soit mis sur la place publique et a donc opposé son refus à ce que le débat soit ouvert…
Selon Charles Pasqua, sa seule préoccupation était de s’occuper de pilotes abattus en Bosnie en 1995 : « Je ne me suis jamais occupé des intérêts de l'Angola. Tout ça ne correspond en rien à la réalité. (…) Je n'ai fait qu'une chose dans cette affaire, je me suis intéressé à la situation des pilotes abattus en Bosnie ». Ce serait donc uniquement dans ce seul contexte que Charles Pasqua, sachant que les pilotes étaient vivants, aurait eu des relations avec Arcadi Gaydamak qui est désormais sous mandat de dépôt international. Ce dernier aurait par la suite reçu l’Ordre national du Mérite : « Le Président de la République souhaitait lui donner la Légion d’honneur, c’était un peu excessif. Il m’a semblé que le Mérite national, c’était bien ».
Charles Pasqua va faire appel. Rappelons qu’il a été condamné à un an de prison ferme, deux ans de prison avec sursis et 100 000 euros d’amende pour trafic d’influence.

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