Voilà l’histoire qui était devenue un sujet de société : une jeune femme d’obédience mulsumane avait commis l’irréparable : soit avoir « trompé » son mari avant qu’il ne le devienne en prétendant qu’elle était vierge. Le mari, offusqué d’une telle injure, avait demandé réparation en exigeant l’annulation dudit mariage, persuadé qu’il était, d’avoir été trompé sur la marchandise qui était donc de seconde main, si l’on peut dire...
Les Chiennes de garde avaient aboyé et avec elles, tous les médias et tous ensemble à l’unisson, de crier au scandale en dénonçant une islamisation de la Justice, devant la décision du tribunal de
Lille d’annuler ce mariage, auquel, rappelons-le quand même, ni la femme, ni l’homme ne tenaient réellement.
Et ne voilà t’il pas que la cour d’appel de Douai ravive cette flamme en annulant la décision de la cour de Lille… Les époux sont donc encore mariés.
Le tribunal de Lille avait estimé que la virginité ou le mensonge sur cette dernière était une « qualité essentielle déterminante au consentement » de l’époux. La cour d’appel de Douai a estimé le contraire, en infirmant cette déclaration du tribunal de Lille et en considérant qu’un mariage fondé sur un défaut de virginité était contraire à l’ordre public (sic !).
Dans un communiqué, celle-ci précise que la virginité de l’épouse, ou de l’ancienne épouse, on ne sait plus trop bien, n’a pas été invoquée par l’époux devant la cour « comme une qualité essentielle recherchée par le mari lors du mariage et qu’elle n’a pas été une condition posée à l’union »… En gros, de quoi se plaignait-il alors ?
Le mensonge ne porte donc pas sur une qualité essentielle et n’est pas un fondement valide pour l’annulation du mariage. En outre, la cour de Douai a souligné que « la preuve du mensonge prétendu n’était pas utilement faite ». (Ben quoi.. Il fallait peut-être leur apporter des draps souillés ?)
Bref, les époux qui ne souhaitent pas être mariés, le sont désormais. Il s’agit d’une nouvelle forme de mariage forcé sans doute et ils n’auront plus qu’à divorcer légalement en dépensant des fortunes avec des avocats pour qui les divorces sont le principal revenu.
En tout cas, personne ne sait si l’époux n’était pas vierge étant donné l’absence de preuves. Il aura « dé-boursé » pas mal d’argent pour se voir finalement ligoter à une femme qu’il n’aimait pas réellement… Qui est pris qui croyait prendre…
En attendant, cette nouvelle fera parler dans les chaumières alors que le principal problème qui vient sera la crise économique et sociale dont chacun ne mesure pas encore les conséquences.