La Commission européenne voulait obliger l’Autriche et la Hongrie à accepter la
culture du maïs MON810 sur leur sol. C’était même l’un des credo de José Manuel Barroso qui avait invoqué une éventuelle plainte contre l’Union européenne à l’OMC.
Mal lui en a pris car les Ministres de l’Environnement de l’Union européenne ont refusé la levée des interdictions hongroises et autrichiennes sur le MON810. Ce fut même un succès pour les opposants à cette culture forcée car rares ont été les pays membres à se prononcer en faveur de la levée de l’interdiction d’utiliser et de vendre le maïs MON810 en Autriche et en Hongrie. Il s’agit du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Finlande, de la Suède et de l’Estonie. Tous les autres ont voté contre. L’Union européenne a également voté contre la levée de l’interdiction en Autriche du maïs T25 de Bayer.
Cette décision a été très bien accueillie par la France et la Grèce qui sont également opposées à la culture de ce maïs transgénique. Leur position doit aussi être examinée par l’Europe.
Jean-Louis Borloo a évoqué la nécessité d’une expertise indépendante sur ce dossier délicat. En effet, la clause de sauvegarde permet l’interdiction de la culture d’un
OGM même si elle est autorisée dans le reste de l’Union, et ce, à condition de justifier cette interdiction de manière scientifique. Or, la commission européenne de sécurité alimentaire a affirmé qu’aucune preuve scientifique ne pouvait justifier les interdictions. Pourtant, les experts en biotechnologies de l’UE n’avaient jamais su se mettre d’accord. Michel Barnier, ministre de l’agriculture, a affirmé que la question de la dissémination des cultures OGM n’était toujours pas réglée.
Une victoire donc pour les opposants aux OGM mais pour combien de temps ?

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