Projet de loi Bachelot
Pour tenter de calmer les manifestants contre le projet de loi Bachelot, Nicolas Sarkozy avait proposé un directoire collégial plutôt qu’un directeur gestionnaire à la tête de chaque hôpital public. Or, Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, a relevé hier que cette disposition ne figurait pas dans les amendements du projet de loi discuté. Selon le Nouvelobs, le cabinet de la Ministre de la Santé a nié le fait et le rapporteur UMP du projet de loi a rétorqué que « le gouvernement a le temps de déposer d’autres amendements ». Le cabinet de Roselyne Bachelot met en avant l’amendement 1183 sur une « consultation collégiale des membres du directoire » mais voilà, cet amendement n’évoque pas la présence de représentants du monde médical. On y trouve cette phrase : « L'objet du présent amendement est de favoriser les échanges et le travail collégial au sein du directoire, dans une optique de recherche du consensus et de simplicité du processus de décision ».
UMP et gouvernement
Il faut dire qu’on n’y comprend plus rien car quelque 60 amendements ont été déposés à la va-vite et Jean-Marie Le Guen a enfoncé le clou en évoquant la « trahison des engagements présidentiels ». Alain Milon, sénateur UMP et rapporteur du projet de loi souligne l’arrivée des amendements les uns après les autres… En outre, la notion de « gouvernance » devait s’appliquer à l’ensemble des établissements hospitaliers selon les vœux du Président de la République alors que le ministère a expliqué que ce mode serait différent pour les établissements hospitaliers et pour les CHU…
Cacophonie et loi Bachelot
Bref, c’est la cacophonie aussi bien au Parlement que dans la rue car les syndicats ont encore organisé une journée de mobilisation hier tandis que François Fillon a dit que « le gouvernement ne bougerait pas d’une ligne ».

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