La libération de l’otage frano-colombienne qui est au cœur des priorités diplomatiques françaises n’a pas fini de faire couler l’encre..
Si avec la mort du n°2 des
FARC (Raul Reyes), la diplomatie française parle de « mauvaise nouvelle » du fait que, ce dernier était supposé être au centre des négociations avec le président de la République,
Nicolas Sarkozy, les déclarations d’autres membres du gouvernement viennent quant à elles, contredire ces informations, entraînant avec elles, encore plus de doutes et de polémiques quant au sort d’
Ingrid Betancourt.
En effet, hier, à peine 24 heures d’intervalle après la confirmation du gouvernement (notamment le Quai d’Orsay) selon laquelle « dans le cadre de cette opération de facilitation, directement, indirectement, beaucoup de contacts étaient liés » et a affirmé avoir « eu beaucoup de contacts (avec Raul Reyes) jusqu'à sa mort » , Laurent Wauquiez lui, (porte-parole du gouvernement) a déclaré que la
France n’était « pas récemment » en contact avec l’ex-numéro deux des Farc.
Ce qui crée du flou dans les déclarations du gouvernement et, encore une fois, le discrédite ! Alors que Pascale Andréani (porte-parole du Quai d’Orsay) affirme qu’« il y a eu beaucoup de contacts jusqu'à l'événement que nous connaissons», le porte parole du gouvernement lui, vient nuancer en disant que : « Reyes, effectivement, pas récemment mais dans le passé, avait été un interlocuteur de la France, mais comme d'autres pays qui sont investis sur le sujet de la libération des otages. Il était bien l'interlocuteur depuis longtemps des pays investis sur la libération des otages et notamment la France et la
Suisse, mais pas sur les derniers jours plus particulièrement».
Pour l’heure, l’information portée à l’échelle internationale est un communiqué des FARC publié par l'Agence bolivarienne de presse (proche de la guérilla) indiquant que, grâce à la médiation du président Hugo Chavez , Raul Reyes essayait d'organiser, une réunion avec le Nicolas Sarkozy pour «rechercher des solutions pour parvenir à régler la situation d'Ingrid Betancourt».

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