Alors que le
Liban connaissait depuis quelques années un apaisement bienvenu après des années de guerre civile, un nouveau cycle de violences semble sur le point de mettre le pays à feu et à sang.
Suite aux décisions de Fouad Siniora, le chef de cabinet du gouvernement antisyrien, d’enquêter sur le réseau de télécommunications illégal du Hezbollah et de limoger le chef de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, présenté comme pro-chiite, des affrontements armés se sont déroulés pendant près de 24 heures dans tout le Liban.
De surcroît le discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, accusant le gouvernement de lui avoir « déclaré la guerre », a produit une véritable escalade dans la violence qui s’est installée dans le pays.
L’apparition sur les écrans de télévision du leader chiite a d’ailleurs été saluée dans les quartiers ouest de Beyrouth par des salves de tirs.
« Notre réponse à cette déclaration de guerre est notre droit à nous défendre, à défendre notre résistance, nos armes et notre existence. Celui qui tirera sur nous, nous tirerons sur lui, même s’il s‘agit de nos frères » a-t-il expliqué.
Depuis la fin de la guerre entre le Hezbollah et
Israël en juillet 2006, la majorité sunnite au pouvoir et l’opposition chiite avaient scrupuleusement évité de se lancer des attaques directes pour calmer le jeu, mais il s’avère désormais que ce temps soit révolu.
Le gouvernement libanais se trouve à présent devant un choix crucial : accepter un compromis selon les conditions imposées par le Hezbollah, ou affronter le parti chiite et prendre le risque de voir les violences perdurer.
Le dirigeant de la majorité a appelé hier soir Hassan Nasrallah à « mettre fin au siège de Beyrouth ».

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