Le laboratoire suisse Roche a annoncé son intention de suspendre ses recherches sur le
VIH, dans la mesure où aucun des médicaments qu’il développe actuellement ne présente d’avantages significatifs par rapport à ceux déjà mis sur le marché.
Les trois médicaments déjà développés par le laboratoire (Invirase, Viracept et Fuzeon) ne représentent qu’une faible part dans le chiffre d’affaires du groupe, qui s’élève à 28,46 milliards d’euros pour l’exercice 2007, selon le Financial Times, soit 98 millions d’euros.
La porte-parole des activités de Roche a ainsi affirmé que « les chercheurs travaillant actuellement sur le VIH seront réaffectés à d’autres activités ».
« Dans les cinq à six ans à venir, nous ne voyons pas de thérapie qui apporte une amélioration aux thérapies déjà existantes », a-t-elle précisé.
Pour justifier cette décision et désamorcer la réaction du secteur associatif, le laboratoire avait faire parvenir mercredi un mail aux associations de lutte contre le SIDA indiquant qu’il avait « décidé de réorienter nos ressources en virologie vers des maladies pour lesquelles nous pouvons apporter des améliorations substantielles aux médicaments existants ».
Roche devrait donc recentrer ses recherches sur l
’hépatite B et l
’hépatite C.
A ce jour, le SIDA affecte 40 millions de personnes dans le monde, dont 25,8 millions en Afrique.
L’hépatite C affecte 170 millions de personnes et l’hépatite B 2 milliards, dont 400 millions sont des porteurs chroniques.

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