Les manifestations violentes qui ébranlent le
Kenya depuis la réélection du président sortant Mwai Kibaki ont repris depuis quelques heures, malgré la tentative de médiation récemment entamée par
Kofi Annan.
Hier encore, l’on a encore déploré 40 nouveaux morts, dont 14 personnes brûlées vives dans leur maison à Naivasha, à 90 km au nord-ouest de la capitale kenyane, dans la Vallée du Rift.
Aujourd’hui, presque tous les commerces de la ville sont restés fermés et, face à quelques barricades érigées par des groupes de protestataires, la police kenyane patrouille dans les rues du centre-ville.
D’après des témoignages, des habitations des bidonvilles ont été incendiées durant la nuit, mais l’on ne peut déterminer dans l'immédiat, le bilan de victimes de ces incendies.
Même si le couvre-feu nocturne instauré vendredi à Nakuru restait maintenu, nul ne pourra oublier que, l'un des pays d'Afrique les plus stables jusqu'à la fin de l'année dernière qu’est le Kenya, traverse une crise profonde née de la contestation par Raila Odinga, des résultats officiels de l'élection présidentielle...

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