Alors que plus d’un million de personnes sinistrées requièrent une aide dans la zone de 5 000 kilomètres submergée du delta de l’Irrawaddy, la junte militaire au pouvoir s’entête à n’accorder les visas aux ONG qu’au compte goutte.
Il semble en effet que les militaires au pouvoir craignent à l’occasion de la présence conséquente d’acteurs étrangers sur le territoire de voir leur emprise sur le peuple birman sinon compromise, du moins amenuisée.
Qui plus est, si un avion de l’
ONU a bien pu atterrir hier sur l’aéroport de Rangoon ; et qu’un autre, affrété par la
Croix-Rouge cette fois et muni de tentes, couvertures et médicaments devrait suivre le même chemin, les officiels interdisent aux équipes humanitaires de débarquer.
C’est donc à une situation ubuesque que la communauté internationale se trouve confrontée, puisque des ONG issues de la plupart des pays occidentaux, toutes disposées à apporter leur aide logistique et leurs moyens humains à une population déjà meurtrie par des années de privations et par le tsunami de 2004, se voient interdire l’accès au pays pour des raisons strictement politiques.
Strictement politiques de toute évidence, puisque la junte accepte sans problème les aides de ses voisins chinois et thaïlandais, souvent complaisants envers leur régime…
Les
Etats-Unis se déclaraient prêts jeudi à outrepasser l’avis des autorités birmanes et à larguer des vivres et du matériel par avion…

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