Alors que son procès et celui de ses quarante camarades faucheurs d’
OGM s’ouvrait hier à
Toulouse, José Bové se déclarait cependant serein, rasséréné sans doute par la manifestation de soutien d’une centaine de ses partisans dans les rues de la ville rose.
« Je vois mal comment on pourrait nous condamner pour avoir agi contre des semences que l’Etat lui-même a décidé depuis de na pas autoriser par le biais d’un moratoire » a expliqué l’ex-leader de la Confédération paysanne.
José Bové et es amis comparaissent pour avoir détruit en juillet 2006 un champ de maïs génétiquement modifié Monsanto 810, dont la culture a en effet été suspendue en
France suite au Grenelle de l’environnement, en vertu de l’application du principe de précaution. Le procès des faucheurs d’OGM avait d’ailleurs été reporté à deux reprises dans l’attente du bilan de ce sommet.
José Bové peut en effet être confiant : 58 faucheurs d’OGM ont été relaxés hier par le tribunal de Chartres. « Nous savons pourquoi nous battons et pourquoi nous allons continuer le combat : pour qu’un maximum de citoyens se lèvent contre les OGM » a affirmé l’un d’entre eux, Jean-Marc Loury.
Le procès de José Bové se terminera vendredi soir.

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