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Afrique du Sud représente la première économie d’Afrique mais là comme partout, la crise économique a frappé et frappe encore. Ainsi, dans les rues de Johannesburg, l’on trouve de plus en plus de vendeurs de rue, proposant de nombreux articles sur les trottoirs malgré les grands centres commerciaux qui existent dans le pays. En 2007, ils étaient comptabilisés à 987 000 d’après les chiffres officiels. Mais depuis la crise et l’entrée en récession de l’Afrique du Sud (500 000 emplois supprimés), ils sont de plus en plus nombreux à vendre des bonbons, des fruits, des vêtements, des cigarettes et toutes sortes d’articles sur les trottoirs. Jusqu’à présent les vendeurs de rue étaient surtout des immigrés pauvres mais désormais, l’on trouve aussi des personnes touchées par le chômage qui atteint un taux record de 40 % selon l’OCDE.
Pourtant, la vente de rue est interdite et elle est considérée comme du commerce illégal pouvant entraîner des amendes de 99 dollars. Mais, démunis, les habitants ne peuvent que se résoudre à cette activité de vendeur à la sauvette car en Afrique du Sud, les allocations chômage ne sont versées que durant quelques mois… Désormais, ces vendeurs de rue représenteraient entre 7 et 8 % du PIB du pays et « ils sont traités comme une nuisance » comme l’explique Thabo Koole, porte-parole d’un groupe religieux qui vient en aide aux démunis (selon l’AFP).
En outre les autorités continuent de construire centres commerciaux et gratte-ciels comme si la crise n’existait pas… Résultat, les expulsés sont de plus en plus nombreux. Malgré tout, le nouveau président Jacob Zuma (ANC) a promis de créer 500 000 emplois d’ici fin 2009 mais la population ne semble pas croire à cette pieuse promesse.

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