Cela pourrait bien représenter un affront pour
Nicolas Sarkozy, même si ce dernier a reconnu que la
France, en dépit des nombreux efforts consentis depuis des mois pour obtenir par tous les moyens possibles la libération d’
Ingrid Bétancourt, n’a pas été partie prenante dans l’ultime opération mais également être une épine dans le pied de Barak Obama dans la course à la présidentielle américaine…
Il s’avère en effet que le candidat républicain à la présidentielle américaine
John Mc Cain pourrait avoir été décisif dans la prise de décision par le président colombien
Alvaro Uribe de déclencher l’opération militaire qui a conduit à la libération de la l’ex-sénatrice colombienne.
Lepoint.fr révèle en effet que John McCain, après avoir effectué un passage en
Colombie il y a deux semaines, sans doute pas pour faire du tourisme, était présent mardi soir à Carthagène en compagnie d’Alvaro Uribe et de son ministre de la défense, à la Casa de Huespedes Ilustres : ces derniers lui auraient expliqué l’opération qui allait être menée pour libérer non seulement Ingrid Bétancourt, mais aussi les trois Américains otages comme elle des
FARC. Dans la conférence de presse qui avait suivi cette rencontre, John McCain avait félicité Uribe pour sa lutte contre la guérilla et l’avait incité à persévérer dans ce sens.
Autre information : l’opération militaire aurait été menée avec le concours des services secrets américains. Le responsable des forces américaines dans cette région et l’ambassadeur William Brownfield auraient ainsi « directement et de manière très étroite participé à la planification », et le président Bush aurait été tenu au courant de l’évolution de la phase finale depuis quinze jours.
Des sources des servies de renseignement à
Washington révèlent que les Américains avaient localisé les otages depuis plusieurs mois grâce à des écoutes électroniques permettant d’intercepter des communications entre les FARC. Les services secrets américains auraient aussi fourni à la Colombie des images satellite et une « aide technique » dans la mise en ouvre de l’opération.
La libération d’Ingrid Bétancourt arrive en tout cas à point nommé pour
George Bush et John McCain par ricochet, partisans de la méthode forte d’Uribe qui vient de porter ses fruits. Manœuvre politique ou pur fruit du hasard ?
De là à affirmer que
Barak Obama vient de perdre l’avance acquise en s’appropriant le vote des latinos….