Suite à l’incendie qui a entièrement ravagé le centre de rétention administrative de Vincennes hier après-midi, quatorze retenus se seraient échappés, profitant de la pagaille provoquée par le sinistre et l’intervention des secours.
Selon la police, l’incendie aurait été provoqué volontairement, suite au décès samedi d’un retenu tunisien de 41 ans, victime d’une crise cardiaque : le feu aurait gagné l’ensemble du bâtiment avec une grande rapidité. « Plusieurs foyers d’incendie volontaire ont été détectés », explique la préfecture de police. « C’était un véritable feu d’artifice. Je n’ai jamais vu un feu pareil. En trois quarts d’heure, tout avait brulé. C‘est simple, il n’y a plus de centre », rapporte en outre un témoin au journal
Libération. Plus de 150 pompiers ont dû être mobilisés pour lutter contre l’incendie, en vain.
Une dizaine de personnes intoxiquées par les fumées ont été évacuées mais « aucun blessé grave » n’est à déplorer, selon la préfecture.
Dès la propagation de la nouvelle du décès du sans-papier tunisien dans les deux centres de rétention (CRA1 et CRA2), dès incidents avaient éclaté et plusieurs chambres avaient brûlé. Des retenus avaient organisé dimanche une marche silencieuse et une prière en hommage au défunt, manifestations pacifistes tout d’abord, mais lors de la dispersion, des matelas avaient été sortis des chambres et les départs de feu avaient commencé.
Les opérations de recomptage des 249 retenus du CRA de Vincennes ont montré lundi matin l’absence de 14 personnes, qui se seraient enfuies. D’abord regroupés dans le gymnase de l’école de police à proximité du centre de rétention, les retenus ont été transférés vers les centres de
Lille,
Nîmes, Palaiseau et Oissel.

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