L’incendie qui s’est déclaré dimanche en début de soirée dans le service gériatrie d’un hôpital des alentours de Mulhouse a causé la mort par asphyxie de trois hommes de 76, 87 et 96 ans et a occasionné deux blessés graves.
Rapidement maîtrisé, le sinistre qui avait démarré dans un local servant à entreposer des couches et du linge de toilette a toutefois provoqué un dégagement de fumée considérable qui a intoxiqué une vingtaine de personnes hospitalisées, dont trois hommes qui n’ont pas survécu. Vingt-cinq ont été admises au centre hospitalier de Mulhouse.
Une centaine de pompiers et un hélicoptère de secours ont été mobilisés afin de venir à bout du sinistre, qui n’a été circonscrit qu’après une heure trente d’efforts.
« Les patients étaient plus angoissés que nous », déclarait une infirmière à l’AFP. « Ils criaient, et nous on savait que ceux qui restaient derrière les portes, de toute façon, on savait qu’ils allaient mourir (…) on savait que si on les laissait là, ils allaient mourir étouffés, et mourir brûlés ».
Trois infirmières ont du porter sur leur dos les patients les plus légers et rouler les plus lourds dans des draps pour les traîner dans les escaliers au milieu des fumées et de l’eau ruisselante.
« Ils étaient paniqués, ils s’agrippaient à tout ce qu’ils trouvaient et au contraire, ils avaient tendance à vouloir retourner dans les chambres », a expliqué l’infirmière.
La ministre de la Santé
Roselyne Bachelot s’est rendue hier sur place.
Une enquête a été diligentée pour déterminer les origines de l’incendie, mais la thèse de l’accident est « a priori » privilégiée, selon la vice-procureure de Mulhouse Sonja Loos.

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