Quelques jours suivant le début de la grève de 600 salariés « sans papiers », la
CGT et l’association en charge du dossier crient victoire en estimant « ouvert le processus des régularisations », même si le gouvernement français précise que leur nombre sera limité.
Lundi dernier, au cours d’une rencontre avec le Cabinet du ministre de l’immigration
Brice Hortefeux, les représentants de la CGT sont convenus d’entrer dans un processus de régularisation des salariés « sans papiers » en grève depuis une semaine dans la région d’Ile-de-France.
Selon Francine Blanche (secrétaire confédérale de la CGT), il s’agit d’une « sortie de crise » et, l’association « droit devant ! exprime la « victoire », pendant que, le Ministère de l’immigration « reconnaît une avancée ».
Dès aujourd’hui, les dossiers d’au moins 600 salariés concernés seront remis (par l’association Droit Devant ! et la CGT), aux préfectures de l’Essone, de
paris, de Seine-St-Denis, des Hauts-de-Seine, et du Val-de-marne, pour une « examen au cas par cas » !
Selon Thierry Coudert (directeur de cabinet de Brice Hortefeux), « on est dans un processus qui est l’application stricte des textes », c’est-à-dire, l’article 40 de la dernière loi sur l’immigration datant de Novembre 2007 et de la circulaire du 07 janvier dernier.
Ces 2 dispositions visant un nombre « très limité » de bénéficiaires, dont l’autorisation aux préfets, de régulariser les étrangers en situation irrégulière, à condition qu’ils aient un « engagement ferme de l’employeur » et qu’ils exercent des métiers manquant de main d’œuvre.
D’après Raymond Chauveau (secrétaire général CGT de l’union locale de Massy), le Ministère de l’immigration a accepté que soient joints aux dossiers des sans-papiers grévistes, ceux relavant de « 3 autres cas de figure » : d’une part, les femmes travaillant dans le domaine de l’aide à la personne, ensuite, les salariés sans feuilles de paie mais qui peuvent établir des liens avec l’entreprise et enfin, les salariés qui ont été licenciés depuis le décret de juillet 2007 obligeant les employeurs à vérifier les papiers de leurs salariés.