Bernard Kouchner, le ministre des Affaires Etrangères, a qualifié l’assassinat de l’humanitaire français « d’acte de barbarie ignoble », et appelé de ses vœux l’ouverture d’une enquête au Tchad.
Pascal Marlinge, âgé de 49 ans, a en effet été abattu « par un groupe d’hommes armés » alors qu’il « se trouvait dans un convoi de trois voitures », avec un chauffeur de l’association humanitaire Save The Children, pour laquelle il travaillait.
L’ONG a révélé que les quatre autres travailleurs humanitaires sont sains et saufs, ainsi que des membres de l’
UNICEF, qui faisaient également partie du convoi à destination de la frontière soudanaise.
Les recherches entamées par une patrouille de l’EUFOR arrivée sur les lieux 15-20 minutes après les faits, avec la participation de la gendarmerie nationale tchadienne et d’un hélicoptère français se sont révélées vaines, et le dispositif a été levé en fin d’après-midi : le lieutenant-colonel Jean Axelos a révélé que la voiture volée a été retrouvée à une centaine de kilomètres des lieux de l’agression.
« Les vols de voitures touchant des organisations internationales et ONG sont relativement fréquents dans cette partie du pays. On peut situer à au moins un par semaine ces vols qui visent particulièrement les pick-up et les 4X4 » a déclaré le représentant du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR), Serge Malé.
L’EUFOR est mandatée par l’
ONU pour sécuriser le zone et protéger les réfugiés soudanais du
Darfour et les déplacés internes : sa mission a commencé le 17 mars dernier avec plusieurs mois de retard, et n’a pas encore atteint sa capacité opérationnelle maximale, puisque seuls 1 770 militaires sont actuellement déployés sur place pour 3 700 prévus.
Pascal Marlinge était marié et père de deux petites filles.

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