Un malade de 56 ans est décédé hier matin dans l’ambulance du SAMU. Six heures auparavant, le SAMU était intervenu pour lui porter secours car l’homme venait de subir une crise cardiaque.
Malheureusement, aucune place n’était disponible dans les services de réanimation de l’un des 27 établissements médicaux que comporte l’Île-de-France.
L’équipe du SAMU l’a donc conduit aux urgences de l’hôpital de Longjumeau qui possède du matériel de réanimation mais qui ne pouvait lui faire de coronarographie, n’ayant pas le matériel nécessaire. Une place s’est enfin libérée aux alentours de six heures du matin à l’hôpital Lariboisière de Paris pour une intervention.
Le malade s’est malheureusement éteint à son arrivée sur les lieux.
L’association des médecins urgentistes, l’AMUF, a aussitôt réagi en déclarant : « La sécurité des patients n’est plus assurée dans les hôpitaux en Île-de-France pendant cette période de fêtes ». L’AMUF a également fait un bilan sur les places disponibles dimanche soir à 20 h et a indiqué que « tous les services sont saturés (…) et la nuit ne fait que commencer (…) La situation en Île-de-France est catastrophique » selon Patrick Pelloux.
Rappelons que les médecins urgentistes sont en grève depuis le 1er décembre et qu’ils dénoncent régulièrement la situation des urgences en France. Patrick Pelloux a même déjà demandé la démission de la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot après avoir alerté les différentes administrations concernées : la direction de l’hospitalisation et des soins, la DDASS et l’agence régionale d’hospitalisation. Malheureusement, selon l’AMUF, il n’y a eu aucune mesure concrète et immédiate « pour assurer la sécurité et la qualité des soins ».
L’AMUF a demandé le déclenchement des « plans blancs » qui permettent le rappel des personnels en congés en période critique.
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