Hier,
Nicolas Sarkozy a annoncé qu’il souhaitait une plus grande sévérité quant aux conditions de sortie des patients internés d’office en hôpital psychiatrique.
Les hôpitaux psychiatriques devraient également bénéficier d’un plan de 70 millions d’euros afin de mieux assurer la sécurité et l’accueil des malades difficiles.
Le Chef de l’Etat a évoqué une « obligation de résultats vis-à-vis de la société ». Dernièrement, un homme schizophrène avait assassiné un étudiant à
Grenoble après s’être enfui de l’hôpital psychiatrique de Saint-Égrève.
C’est pour éviter ce genre de drame que Nicolas Sarkozy souhaite que la sortie de certains malades soit soumise à une décision préfectorale. Il exige également que « les malades potentiellement dangereux soient soumis à une surveillance particulière afin d’empêcher un éventuel passage à l’acte. »
Roselyne Bachelot va donc devoir plancher sur un nouveau projet de loi concernant l’hospitalisation d’office.
Nicolas Sarkozy a provoqué la désapprobation des psychiatres en prétendant « La décision, ce doit être l’Etat ou dans certains cas la Justice, pas les experts » en évoquant la sortie des malades difficiles.
Il a également préconisé une obligation de soins en ville pour les patients pour qui une hospitalisation n’est pas forcément nécessaire.
Quatre unités pour malades difficiles devront aussi être créées et les patients placés d’office devront être équipés d’un dispositif de géolocalisation utile en cas de fugue.

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