Les hépatites B et C sont des maladies du foie provoquées par des virus. L’hépatite B est particulièrement virulente et elle est considérée comme un problème majeur par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Dans le monde, environ 350 millions de personnes seraient porteuses du virus qui entraînerait entre un et deux millions de morts par an. Les pays asiatiques et africains et d’Amérique du Sud sont les plus touchés.
En France, près de 500 000 personnes sont atteintes d’hépatite B ou C et cela entraîne plus de 4 000 décès par an même s’il existe un vaccin contre l’hépatite B depuis 1982. Ce vaccin avait toutefois été mis en cause car on le suspectait de déclencher la sclérose en plaques mais aucune étude scientifique n’a démontré ce risque. Or, les hépatites sont particulièrement fréquentes chez les personnes en situation de précarité et des hépatites chroniques peuvent en découler (dans 5 à 10 % des cas pour l’hépatite B et 50 à 90 % des cas pour l’hépatite C).
Les hépatites B et C se transmettent par du sang contaminé (transmission nosocomiale, injection de drogue, transmission de la mère à l’enfant). Dans le cas de l’hépatite B, elle peut aussi se transmettre par voies sexuelles c’est pourquoi l’utilisation d’un préservatif est toujours nécessaire comme pour le SIDA. S’il n’existe pas de vaccin pour l’hépatite C, elle peut être traitée par des médicaments antiviraux et elle peut être guérie dans plus de la moitié des cas. Par contre, pour l’hépatite B, il n’existe pas de traitement vraiment efficace. Rappelons que ces deux affections peuvent être mortelles, entraîner des cirrhoses mais aussi des cancers du foie. La période d’incubation est très longue (de deux à six mois) sans qu’il y ait de manifestations de la maladie qui se traduit après dans les premiers symptômes par des douleurs au foie, des nausées, une jaunisse mais il peut aussi n’y avoir aucun signe particulier ! Une hépatite aiguë peut dégénérer en hépatite fulminante et celle-ci est mortelle dans 90 % des cas.
Rappelons aussi que l’hépatite B touche plus les hommes que les femmes (cinq fois plus) alors que c’est l’inverse pour l’hépatite C.
Il est difficile de détecter le virus. Ainsi, en 2004, 45 % des personnes atteintes d’hépatite B étaient détectées contre 57 % en ce qui concerne l’hépatite C.
Un nouveau plan a été mis en place pour tenter de restaurer la confiance des professionnels de la santé en ce qui concerne le vaccin contre l’hépatite B, selon Didier Houssin, directeur général de la santé. C’est l’une des mesures importantes du plan national 2009-2012 mis en place pour lutter contre les hépatites B et C. Avec cette défiance envers le vaccin, la France est à la traîne par rapport à d’autres pays. 29 % des enfants de 2 ans étaient vaccinés en 2004 contre 92 % aux Etats-Unis, 90 % au Canada, 81 % en Allemagne et 50 % en Belgique ! Or la France, comme d’autres pays occidentaux peut accueillir des populations touchées et cela est donc très préoccupant.
Regagner la confiance perdue des professionnels de santé… C’est tout l’enjeu de ce plan et en fonction des résultats, une action de sensibilisation pourra être lancée vers le grand public.

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