C’est le 23 mars dernier qu’une information judiciaire contre X est ouverte pour délits d’initiés dans le cadre du scandale du Groupe EADS.
Plus tôt, le 6 mars 2006, un plan interne valide les retards de l’A380 et le lendemain, Noël Forgeard (le coprésident du groupe) obtient l’autorisation de vendre les stocks-options.
Le 20 mars DaimlerChrysler et Largadère cèdent 7.5 % du capital du Groupe.
Le 13 juin, le retard de l’A380 es rendu public : le titre chute !
3 jours plus tard (16 juin), l’AMF indique qu’elle enquête sur l’affaire…
Hier, l’Autorité des Marchés Financiers a lancé une procédure de sanctions pour délits d’initiés au sein du Groupe EADS.
En effet, le gendarme de la Bourse va « notifier des griefs » à l'encontre de 17 des 21 dirigeants soupçonnés d’avoir vendu des actions avant l’annonce des retards de livraison de l’A380.
Le Groupe EADS lui-même est mis en cause pour mauvaise communication financière et s’il craint pour son image, c’est parce que le dossier AMF peut aboutir à une amende de 1.5 millions d’euros et jusqu’à 10 fois, le montant des profits réalisés lors de l’opération frauduleuse.
Le rapport quant à lui, sera également transmis au Parquet de
Paris pour d’éventuelles sanctions pénales.
EADS a toutefois annoncé qu’il défendrait se « vigoureusement », mais craint néanmoins « des conséquences dommageables pour la réputation ».
Rappelons que l’avionneur européen vient de remporter un important contrat avec l’armée américaine et doit poursuivre son plan d’économie « Power 8 » et éviter les retards pour son avion militaire A400M...

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