Hier sur
Canal Plus, l’on a pu entendre
Xavier Bertrand, le ministre du travail concernant la grève illimitée des « sans papiers » qu’ « il appartient aux préfets d’apprécier au cas par cas, les demandes de régularisation ».
Rappelons que depuis quelques jours, environ 530 salariés sans papiers sont en grève illimitée en Ile-de-France.
Quant à l’association Droit devant ! qui a lancé le mouvement avec la
CGT et environ 300 salariés depuis le 15 avril dernier, elle a souligné qu’ ne s’agit « pas d’une histoire d’immigration, c’est d’abord une histoire de travailleurs, de droit de travail ».
Dans cette bataille, les soutiens n’en finissent pas ! Hier, ce fut au tour de SUD-Rail et Jean-Christophe Cambadéliste (socialiste), après
Fadela Amara (secrétaire d’Etat à la ville), le PCF, la FSU, les Verts,
SOS Racisme,
Arlette Laguiller (FO), la
ligue des droits de l’Homme et 2 syndicats patronaux de l’hôtellerie-restauration, l’Umih et le Synhorcat qui leur ont manifesté leur soutien.
Déjà vendredi dernier, la Confédération générale des PME a insisté sur le fait que, sans clandestins, certaines entreprises « fermeraient faute de main-d’œuvre ».
A
Lille, 32 étrangers en situation irrégulière ont entamé samedi une marche de protestation en direction de la capitale.
Rappelons qu’entre 200 000 et 400 000 clandestins travaillent dans le bâtiment, le nettoyage, la restauration, l’agriculture souvent depuis des années et en payant des impôts.
Depuis 2007, les employeurs sont tenus de vérifier leurs papiers. Une régularisation est possible en cas de pénurie de main d’œuvre, mais sur dossier individuel.

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