1,5 million d’après de Ministère de l’Intérieur, 3 millions d’après les syndicats. La mobilisation s’est renforcée par rapport au 29 janvier dernier bien qu’il y ait eu moins de grévistes, notamment dans la fonction publique… C’est sans doute que les personnes du privé étaient plus présentes dans les rangs des manifestants, elles qui sont directement concernées par des plans massifs de licenciements…
Les syndicats ont décidé de donner jusqu’au 30 mars au gouvernement pour faire de nouvelles propositions concernant l’emploi et le pouvoir d’achat. Réunis hier à Rennes, François Chérèque de la
CFDT et
Bernard Thibault de la
CGT ont décidé de ne pas « foncer tête baissée dans l’action non mesurée ».
Les syndicats se méfient aussi d’une guerre d’usure, comme celle qui s’est déroulée en Guadeloupe, d’autant plus que les situations ne sont pas les mêmes en France métropolitaine.
En attendant, les syndicats ont décidé de se réunir à nouveau le 30 mars pour décider de la ligne de conduite à tenir. Le gouvernement a donc neuf jours pour répondre aux revendications posées. Tous les syndicats veulent se montrer unis et particulièrement les deux principaux, la CGT et la CFDT. Une de leur préoccupation première est que le gouvernement puisse s’attaquer au bouclier fiscal et aux heures supplémentaires, incongrues selon eux, en période de licenciements massifs. Bernard Thibault se veut confiant sur ce point même si « c’est difficile de faire dire à un gouvernement qu’il bouge, même quand il se prépare à le faire ».
Attaqués par Laurence Parisot du Medef qui ne voit pas l’utilité d’une grève et qui voit surtout ce qu’elle coûte aux entreprises, les syndicats ne veulent pas apparaître comme des interlocuteurs intransigeants : « La prudence affichée vise à éviter une nouvelle accusation gouvernementale d’être des « gréviculteurs » ». Se démarquant du mouvement de radicalisation d’Olivier Besancenot, ils veulent apparaître responsables en donnant un court laps de temps au gouvernement pour revenir sur ses positions.
La date du 1er mai circule pour une nouvelle manifestation de grande ampleur, le 1er mai, fête symbole du travail, journée chômée, étant sans doute une date idéale pour regrouper encore plus de personnes dans les rues pour faire valoir leurs droits, leurs revendications et leurs colères face à un gouvernement qui veut laisser du temps au temps et qui fait la sourde oreille.

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