Etant donné la conjoncture économique, les Français se voient contraints de faire des choix drastiques dans leur consommation : en clair, boire (et manger) ou conduire, il faut choisir !
C’est l’interprétation que font les experts de la société d’études IRI (Information Resources Incorporated) pour expliquer la stagnation des ventes de produits alimentaires dans les grandes surfaces, tous circuits confondus (c'est-à-dire, « hard discouters » compris) au premier trimestre 2008.
Selon l’IRI, les Français ont ainsi pris conscience ces dernières semaines de la part grandissante de leurs dépenses de carburant dans leur budget ; et non seulement achètent moins de produits alimentaires dans les grandes surfaces, mais empruntent moins souvent leur véhicule pour aller faire leurs courses. La logique est simple : si vous n’êtes pas véhiculé, vous n’avez pas de coffre, et si vous n’avez pas de coffre, vous ne pouvez pas acheter la même quantité d’articles… D’où une baisse de 0,7 % des hypermarchés
Carrefour, où les clients viennent le plus souvent en voiture.
Car ce sont les hyper et supermarchés qui sont les plus touchés par le phénomène. Le recul des ventes s’accentue depuis le début de l’année, pour passer de – 0,7% en février à - 1,8% en mars et – 4,1% en avril ; ce qui correspond à « deux produits en moins dans le chariot mensuel » selon l’INRI.
« Cette baisse de la consommation affecte les deux tiers des catégories de produits de grande consommation et les trois quarts des grands groupes industriels » révèle l’enquête.
Si le prix du carburant augmente encore, les gérants de commerces de proximité pourront peut-être retrouver le sourire… à moins que les consommateurs décident d’affréter des autocars pour aller faire leurs courses à
Auchan, Carrefour ou
Leclerc, comme l’organisent déjà certaines associations de personnes âgées…

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