Tous les hommes de pouvoir le savent : il ne faut jamais faire confiance à ses plus proches collaborateurs…
Georges W. Bush en fait actuellement l’amère expérience alors qu’un livre le concernant fait déjà scandale à
Washington, avant même sa parution prévue le 1er juin.
Dans son ouvrage intitulé « What happened : “Inside the Bush White House and Washington‘s Culture of Deception” (Ce qu’il s’est passé : Au Coeur de la
Maison Blanche et de la culture de la tromperie à Washington), l’ancien porte-parole de Georges Bush Scott Mc Clellan trace un portrait au vitriol de son ancien patron et dénonce la vision politicienne de son équipe.
Georges W. Bush y est décrit comme un homme charmeur, intelligent et politiquement habile mais borné et incapable d’autocritique : « Il se convainc à croire ce qui l’arrange sur le moment », écrit Mc Clellan.
Les extraits parus dans la presse américaine soulignent les multiples erreurs et fautes de l’administration Bush, notamment à l’occasion de la guerre en Irak, et dénoncent les mensonges inventés par la Maison Blanche pour s’attirer la sympathie de l’opinion publique et la convaincre du bien-fondé de l’intervention militaire américaine. « La campagne de propagande politique » de Bush « visait à minimiser la principale raison de faire la guerre », guerre d’ailleurs considérée par l’auteur comme une « erreur stratégique grave » écrit Mc Clellan.
Autre dénonciation de la part de l’ancien porte-parole : la gestion de l’ouragan Katrina.
« L’un des pires désastres de notre histoire nationale est devenu l’un des plus grands désastres de la présidence Bush » écrit Scott Mc Clellan. Selon lui, l’administration Bush « a passé la première semaine dans un état de déni ». Il dénonce aussi le choix de l’éminence gris du président, Karl Rove, de faire survoler les zones sinistrées par Georges Bush, preuve selon lui d’une volonté de « campagne permanente ».
Scott Mc Clellan fustige également « la boulette » commise par la Maison Blanche lors de la divulgation à la presse de l’identité de l’ancien agent secret de la CIA Valerie Plame, information pourtant classée "secret défense".
Georges Bush n’a toujours pas réagi à la publication de cet ouvrage.
Sa porte-parole actuelle, Dana Perino, a déclaré que le président « a des questions plus urgentes à régler que de passer du temps à commenter des livres d’anciens employés »…

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