Louviers, c’est une petite commune sans histoires de l’Eure proche d’Evreux en Normandie. C’est là qu’un drame est advenu vendredi soir : un jeune homme de 18 ans a voulu passer le barrage d’un contrôle routier de la gendarmerie et il a fini sa vie, au volant d’une mini-moto. Difficile de démêler le vrai du faux dans cette histoire car selon une version, il s’agirait d’un accident, de l’autre d’une faute des gendarmes qui ont bousculé le jeune homme qui a fini sa course dans une barrière de ciment. Aujourd’hui a lieu une autopsie à Rouen pour déterminer les causes exactes du décès. Suite à cette mort tragique, les jeunes ont commis des dégradations volontaires et des incendies et c’est pourquoi les forces de gendarmerie ont été déployées sur les lieux avec 80 gendarmes mobilisés dimanche. Les renforts devraient rester sur place « le temps nécessaire ». Selon les premiers éléments de l’enquête, le jeune homme était domicilié à Saint-Pierre-du-Vauvray, il était accompagné d’un copain qui roulait en quad avec le frère cadet de la victime et les trois jeunes n’avaient aucun problème particulier et d’ailleurs ils connaissaient bien les gendarmes. Selon la gendarmerie, le pilote du quad, 21 ans, aurait forcé le barrage mis en place à l’occasion des départs en vacances sur la départementale 313 entre Saint-Pierre et Andé, et le jeune en mini-moto aurait alors percuté un gendarme qui lui faisait signe de s’arrêter… Ce fut ensuite la chute… Après avoir percuté la clôture en ciment, le jeune homme est décédé. Mohamed, le conducteur du quad, persiste à dire que son copain a été bousculé par les gendarmes, ce qui a provoqué sa chute. A Louviers, on évoque ainsi la bavure policière… Après les dégâts constatés sur le bâtiment de la gare, la mairie et la porte de la gendarmerie par des jeunes en colère, le maire, Alain Loëb, a appelé au calme. Une enquête judiciaire a été ouverte par la gendarmerie de Rouen, dans le département voisin « dans un souci d’impartialité » selon la magistrate Anne Etienne. En attendant les résultats de l’autopsie et pour éviter les débordements, les forces de l’ordre sont toujours en nombre sur place.
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