Alors que l’on croyait l’affaire réglée hier, tout est une nouvelle fois à revoir. En effet, l’Ukraine, malgré un accord signé, a décidé de bloquer le gaz russe vers l’Europe.
Cette information a été donnée ce matin par
Alexandre Medvedev et elle a été confirmée par Naftogaz, société gazière ukrainienne. Alors que les livraisons étaient interrompues depuis six jours, Gazprom avait repris ses fournitures de gaz hier soir.
L’Ukraine a donc admis bloquer le gaz russe en évoquant des « conditions de transit inacceptables ».
De même, la Commission européenne a admis que les experts européens envoyés sur place pour vérifier le transit du gaz russe, n’avaient pu avoir totalement accès aux installations.
José Manuel Barroso s’est entretenu avec
Vladimir Poutine pour lui signifier sa déception.
Le point de désaccord porte maintenant sur la fourniture du « gaz technique » qui doit être nécessaire pour avoir une pression suffisante afin que le transit puisse s’effectuer au mieux. La Russie prétend que c’est à l’Ukraine de le fournir et inversement.
Une bonne partie de l’Europe reste donc sans gaz encore aujourd’hui. En dépit d’un accord signé, les deux pays ne s’étaient toujours pas mis d’accord sur les tarifs des livraisons à appliquer à l’Ukraine.
L’affaire n’est donc pas terminée comme on l’avait cru hier.

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