Hier, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) a publié une lettre mettant en évidence des inégalités d’un genre nouveau et mettant en garde, l’explosion du prix de l’énergie.
En effet, depuis 2001, la part du transport automobile et du chauffage a augmenté de 50% dans le budget des ménages les plus modestes pour atteindre 14.9% des dépenses.
Toutefois, elle baisse légèrement pour les ménages les plus aisés (en 2001, chez 20% des ménages les plus pauvres, les dépenses consacrées à l’énergie correspondent à 10.2% contre 6.3% pour les ménages les plus aisées. Et en 2006, elles correspondent respectivement à 14.9% contre 5.9%).
Ce sont donc les ruraux et les ménages modestes qui souffrent le plus de la hausse des prix de l’énergie.
Pourquoi ?En effet, ils « occupent souvent les logements les moins performants « en matière de chauffage et habitent « dans des zones excentrées, en état de dépendance complète à la voiture ».
L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie préconise des aides publiques car, dans les années à venir « seuls ceux qui réaliseront des substantiels investissements dans leur logement et qui choisiront des modes de déplacement moins énergétivores échapperont à l’explosion de leur factures ».
A noter que, s’il existe quelques dispositifs, la
France est nettement en retard par rapport à l’
Allemagne et le Royaume-Uni.
Ainsi, outre-rhin, l’Etat consacre cette année, 2.6 milliards d’euros aux subventions des rénovations de logements et, le locataires peuvent même, s’ils jugent leur facture trop élevée, exiger des baisses.

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