Accusé d’avoir fait perdre 5 milliards depuis quelques heures à la
Société Générale, le jeune trader Jérôme Kerviel en garde à vue, connaîtra son sort judiciaire cet après-midi. Hier, les
avocats de l’accusé ont rejeté toute malhonnêteté en accusant la banque de vouloir masquer ses pertes en faisant de Jérôme Kerviel, le bouc émissaire de ce scandale.
En effet, Jérôme Kerviel aurait spéculé plus que la valeur de la banque en Bourse, soit 50 milliards d’euros et jeudi dernier, la Société Générale aurait révélé une perte de 4,9 milliards d’euros au bout de 3 jours de liquidations des investissements et ce, en pleine crise des marché.
La banque l’accuse d’avoir agit seul et d’avoir caché ses opérations en modifiant les achats dès qu’un contrôle était en vue. Il y serait parvenu en utilisant les comptes de ses collègues en multipliant les faux ordres d’achats pour camoufler les risques. Dans cette affaire, le PDG, Daniel Bouton a démissionné malgré un bénéfice 2007 divisé par 6,5 à 800 millions d’euros.
Selon certaines informations, l’accusé n’aurait pas fait « couler » la banque avec une ardoise de seulement 1,4 milliards de dollars car, en découvrant ses opérations il y’a une dizaine de jours, l’investissement représentait une perte de 1,5 milliards d’euros et avait même rapporté des profits en 2007 et, ce serait la vente en 72 heures de la banque qui a entraîné la perte de 4,9 milliards d’euros.
Dans cette affaire, soit Jérôme Kerviel est un génie soit, sa banque l’accuse de graves dysfonctionnements.
En attendant, au cours de sa garde à vue hier, par le biais de ses avocats, Jérôme Kerviel a clamé son innocence. Cet après midi, soit il sera remis au parquet de
Paris pour l’ouverture d’une information judiciaire et la transmission de son dossier à un
juge d'instruction en vue de sa mise en examen, soit il sera remis en liberté.