Le Centre Leclerc de Pont-l’Abbé dans
le Finistère va agrandir son secteur parapharmacie. En effet, la chambre syndicale des pharmaciens du Finistère avait déposé une demande d’annulation de l’autorisation d’extension au Conseil d’Etat. Leclerc envisageait alors de proposer du matériel d’appareillage pour personnes handicapées. Or, le Conseil d’Etat vient de rendre sa décision : il rejette la demande des pharmaciens.
C’est donc une première. La surface de la parapharmacie de
Leclerc va pouvoir passer de 138 à 399 m2 pour proposer à la vente du matériel médical pris en charge par la
Sécurité sociale car un agrément a été délivré par la
CRAM, Caisse régionale d’assurance-maladie de Bretagne. Selon le propriétaire du magasin, Patrick Bellec : « Si nous avons obtenu l’agrément de la CRAM, c’est bien que notre projet est sérieux. D’autant qu’en matière de matériel médical, l’offre est plus que réduite dans le Pays bigouden ». Et d’ajouter : « Je ne vois pas pourquoi certains commerces auraient un monopole : le consommateur a le droit de comparer les prix. Si nous faisons bien notre travail, nous serons les moins chers. Sinon, ce sera à nous de nous battre. Je n’ai vraiment pas honte du métier que je fais ».
Car, en effet, l’Union européenne accuse la France de ne pas élargir la possibilité d’avoir une officine pour d’autres professionnels que les pharmaciens.
En Bretagne, l’année dernière, les pharmaciens avaient manifesté contre ce projet d’extension de la parapharmacie Leclerc, craignant pour leurs officines. La chambre syndicale a répondu au propriétaire du Centre Leclerc : « Cette extension permettra de proposer aux clients des articles de matériel médical à la vente ou à la location. Contrairement aux propos de Monsieur Bellec, ce marché ne relève pas du monopole des pharmaciens. Par ailleurs, les prix de vente au public et les prix facturés à la Sécurité sociale sont fixés par l’Etat ». Les pharmaciens regrettent évidemment la décision du Conseil d’Etat. Pour eux : « Il s’agit de susciter un besoin dans un but mercantile, plutôt que de répondre à un besoin médical réel, le tout financé par la Sécurité sociale, donc, par les impôts et les charges des Français ».
… Ce n’est pas mercantile une pharmacie ? Ce n’est pas un commerce ? Et ce n’était pas un monopole le fait de vendre uniquement dans les pharmacies du matériel médical ?

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