La Mannschaft revient de loin…
Les hommes de Joachim Löw ont en effet peiné jusqu’à l’ultime minute du temps réglementaire pour finalement l’emporter sur la
Turquie au terme d’une demi-finale splendide, sur le score de 3 buts à 2.
Dès l’entame du match, il était entendu que les Turcs, en dépit de la défection pour blessure de la plupart de leurs titulaires, allaient donner du fil à retordre à des Allemands en proie au même démons qui les avaient rendus fébriles et approximatifs lors des matches de poule : pratiquant le « tout pour l’attaque », c’est fort logiquement que les Turcs emmenés par leur trio de choc Altintop-Ugur-Kazim ouvraient la marque à la 22e minute, après avoir obtenu des occasions à la pelle, dont un tir sur la transversale.
Contre toute attente, c’est cette ouverture du score qui allait véritablement faire démarrer la rencontre, et pousser des Allemands piqués au vif à réagir : forts de leur expérience des grandes compétitions, ils réagissaient à peine quatre minutes plus tard, et transformaient leur première réelle occasion du match en but (1-1).
Peut-être assommées par leur débauche d’énergie de la première mi-temps, les joueurs des deux équipes commençaient la seconde période avec une certaine léthargie, et sans doute aussi une sérieuse méfiance réciproque. Beaucoup d’imprécisions des deux côtés, des maladresses, une fébrilité sans comparaison avec l’audace et les tentatives multiples effectuées au cours des 5 premières minutes.
Il allait falloir attendre les dix dernières minutes pour que Turcs et Allemands s’animent. A la 79e minute, Klose donnait à la Mannschaft une avance qu’elle croyait alors définitive d’un remarquable coup de tête (2-1), mais c’était oublier la fougue et la détermination des jeunes joueurs turcs, qui réagissaient par l’intermédiaire de Semih (déjà qualificateur de son équipe contre la
Suisse et la
Croatie dans les ultimes minutes du match) qui remettait les deux équipes à égalité à trois minutes de la fin de la rencontre (2-2), redonnant espoir à tout un pays.
Espoir malheureusement de coure durée, puisqu’à l’ultime minute de jeu, alors que les Turcs espéraient déjà bénéficier d’une prolongation qui leur aurait peut-être, eu égard à leur état de fraîcheur – été favorable ; Lahm venait inscrire le but propulsant les Allemands en finale des championnats d’Europe, la 6e de leur histoire… Une fois encore, l’Allemagne s’en est sortie grâce à son mental, sa puissance physique et son efficacité dans les grands moments.
Reste à savoir si un jeu aussi aléatoire leur suffira pour devenir champion d’Europe face à la
Russie ou l’
Espagne, qui s’affronteront ce soir.
Pour mémoire, les Espagnols ont laminé les Russes en match de poule sur le score de 4-1…