En vente dès vendredi prochain, Eric Breteau le Président de l’Association humanitaire l’Arche de Zoé a sorti un livre intitulé « L'Arche de Zoé, les dessous de l'affaire d'Etats » où il maintient ses accusations quant à la responsabilité de l’
Elysée et de
Bernard Kouchner dans cette affaire.
En effet, dans son livre Eric Breteau affirme que le Ministère des Affaires étrangères et l'Elysée étaient au courant depuis Juillet 200) de son projet « d'exfiltrer des enfants présentés comme orphelins du
Darfour, pour lequel ils exprimaient même de l'intérêt ».
Dans son livre, Eric Breteau dit avoir rencontré le 4 juillet au Quai d'Orsay, Laurent Contini (conseiller de Bernard Kouchner) qui lui a assuré que le chef de la diplomatie française jugeait le projet « politiquement intéressant », puisque susceptible de relancer sa propre action auprès de l'
ONU en faveur d'une opération de soutien aux populations de cette province soudanaise, ravagée par une guerre civile.
L’on apprend également que, le conseiller évoque le risque d'une réaction hostile de Khartoum mais, il a conclut l'entretien en expliquant « qu'il ne s'opposera pas au projet » et lui garantira une « passivité bienveillante ».
Au courant de cette même journée, selon une copie du courrier présentée en annexe, le président de l'Arche de Zoé remercie (par écrit) Laurent Contini – (qu'il appelle par son prénom) - de son « excellent accueil ».
Eric Bretau aborde également un rôle joué par « l'assistant de Catherine Pégard » (une proche conseillère de
Nicolas Sarkozy), auquel il dit avoir au cours d'un dîner exposé le projet à la mi-juillet, et qui (selon lui) se dit « convaincue de son bien-fondé ».
Ces témoignages montrent que ce « contact élyséen » (jamais nommé) suggère même de « mettre
Cécilia Sarkozy sur le devant de la scène », puisque sa présence à l'arrivée des enfants sur le sol français était envisagée.
Mais selon les termes d’Eric Breteau, un « conflit d'intérêt semble naître entre l'Elysée et le Quai d'Orsay » : Catherine Pégard, lui assure son assistant, « dit clairement » alors
Rama Yade (la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme) « que le dossier Arche de Zoé est suivi par l'Elysée ».
Par la suite, selon Eric Breteau, du côté de la diplomatie française, un autre contact avec la chef de cabinet de Rama Yade, s'est avéré « plutôt tendu » le 31 juillet car, Rama Yade, farouchement opposée au projet, a « dès le 9 juillet » introduit une enquête pour « exercice illicite de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption ».
Le volet français de la procédure judiciaire dans lequel 4 des 6 membres de l'Association humanitaire Arche de Zoé seront mis en examen au début de l’année 2008.
Au début du mois d’avril, quelque temps après sa sortie de prison (suite de la grâce accordée dans le volet tchadien par le président Deby), le président de l’assoication humanitaire et auteur de ce livre, avait affirmé dans les médias que l'opération avait été encouragée l'été dernier par « des conseillers de Nicolas Sarkozy et de Bernard Kouchner ».
Cette déclaration a été catégoriquement démenti par l'Elysée tandis que Bernard Kouchner a affirmé qu'il envisageait des poursuites.
Mis en vente le 02 mai prochain, le livre « L'Arche de Zoé, les dessous de l'affaire d'Etats » d’Eric Breteau (Plon) coûtera 18,90 euros.