Hier soir, les médias étaient prêts pour diffusée l’intervention (tant attendue) d’Eric Breteau, le Président de l’Association humanitaire Arche de Zoé !
Libéré de la prison de Fresnes la semaine dernière suite à la grâce accordée par le Président tchadien Idriss Itno Deby, Eric Breteau (ancien pompier) a affirmé hier, son absence de regrets vis-à-vis de l’opération tchadienne et il a à cette effet, contre-attaqué en mettant en cause les autorités françaises.
Selon lui, l’opération au Tchad en vue de l’organisation de l’évacuation était bien fondée et légitime. Il a déclaré « … sur le légitimé de l’opération et le bien fondé.. je n’ai aucun regret et si c’était à refaire, je le referai parce que je souhaite faire bouger la cause du
Darfour ». Il a ajouté en disant que « notre objectif étaient de sauver 103 orphelins du Darfour, mais surtout de déclencher une crise qui favoriserait (enfin) une prise de conscience de la communauté internationale sur la tragédie qui se déroule dans cette région d’Afrique ».
D’après les déclarations d’Eric Breteau, le gouvernement français était au courant de ces agissements car, «
Bernard Kouchner était au courant de notre opération », puisqu’il a « rencontré personnellement son conseiller politique » qui a partagé son « analyse de la situation au Darfour » et surtout son « analyse d’une telle opération qui (forcément) aurait été une crise internationale avec le
Soudan ».
Le Président de l’Association a continué en déclarant qu’ « il était prévu que
Cécilia Sarkozy et
Rachida Dati se déplacent en personne pour accueillir les 103 enfants à l’aéroport de Vatry » dans la Marne.
Estimant qu’il est victime d’une sorte de cabale de certains journalistes « qui ne présentent qu’une partie des faits », Eric Breteau a fait le tour des plusieurs plateaux télévisés et studios de radio avec son livre « l’Arche de Zoé » paru chez Plon.
Pour lui, c’est un moyen « d’expliquer en toute liberté, l’origine de (notre) opération ».
Mais, la question qui se pose aujourd’hui est de savoir si cette démarche va-t-elle payer la caution de 6.3 millions d’euros toujours due aux familles tchadiennes ?

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