Pas question pour la France de renoncer à son programme
nucléaire civil : la construction de la deuxième centrale de nouvelle génération EPR (European Pressurized Reactor) a été confirmée hier par
Nicolas Sarkozy lors d’un déplacement du chef de l’Etat sur le chantier de la première
centrale nucléaire, au Creusot.
EDF s’est déclarée prête à répondre à ce projet gouvernemental, et se positionne comme un concurrent de poids face à Suez, favorable lui aussi à la construction d’une deuxième voire une troisième centrale de ce type en
France.
« Pour des raisons liées à la sécurité d’approvisionnement et à la lutte contre le réchauffement climatique, dans un contexte de forte hausse du prix du pétrole, EDF est prête à répondre à cette demande », a annoncé le porte-parole de l’entreprise.
De fait, la technologie spécifique aux centrales « nouvelle génération » permet une meilleure rentabilité et une plus grande sécurité que ses devancières : le réacteur de Flamanville consommera ainsi 17% de combustible de moins et permettra la production annuelle de 36%.
Suez compte de son côté accroitre son parc de production à travers le monde, et entend prendre une décision en 2009 concernant l’implantation de nouvelles centrales en
Europe.
Si la construction du premier réacteur EPR à démarré à Flamenville dans la Manche fin 2007, sous la direction d’EDF, les équipes sont confrontées à des problèmes : des opérations de coulage de béton ont été interrompues fin mai à cause d’ « anomalies » dues à un « manque de rigueur », selon les termes employés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Le nucléaire représentait 77 % de la production d’électricité en France en 2007.

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