Erwan Redon et Christine Jousset, enseignants à l’école des Convalescents dans le premier arrondissement de
Marseille, ne sont pas d’accord avec les deux heures d’aide personnalisée par semaine imposées par
Xavier Darcos, alors Ministre de l’Education nationale. Et ils l’ont fait savoir en désobéissant, soit en refusant ce service imposé. D’autres enseignants en France n’acceptent pas ce principe qui ne fait qu’alourdir, selon eux, la journée scolaire qui est déjà bien chargée d’autant plus que les heures du samedi matin ont été supprimées. C’est en France en effet, que la journée des écoliers et collégiens est la plus lourde vis-à-vis d’autres pays européens. En outre cette décision du Ministre de l’Education nationale de l’époque supprime des emplois d’enseignants qui font partie du réseau d’aide, soit le Rased.
Les deux enseignants avaient aussi préféré mettre en place les « ateliers éducatifs du Midi », un dispositif approuvé par le maire qui consiste à mettre en place des activités comme des jeux éducatifs, des séances de lecture ou d’ordinateur, lors de la pause déjeuner. La ville de Marseille, séduite par le concept, pourrait bien passer à l’échelon supérieur en faisant appliquer cette modalité à toutes les écoles de la ville.
De fait, 32 jours de salaire sur trois mois avaient été retirés de leurs fiches de paye par l’administration. Les deux enseignants ont donc attaqué l’Etat en justice et le tribunal administratif de Marseille leur a donné raison en ces termes : « En l’état de l’instruction, les modalités des obligations de service que devait exécuter M. Redon n’ont pas été précisées. Cela est de nature à faire un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ». Ces arguments sont repris dans le cas de Christine Jousset.
Donc, le tribunal a considéré que la décision de priver les deux enseignants d’une partie de leur salaire était suspendue. En outre, l’Etat est condamné à une amende de 1 000 euros pour chaque instituteur.
Ce verdict pourrait bien donner des idées à d’autres enseignants défavorables à la mesure de Xavier Darcos et qui ont, eux aussi, désobéi en n’appliquant pas les nouvelles mesures de l’Education nationale.

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