La France a une très mauvaise réputation dans l’Union européenne quant à l’état de ses prisons et aux conditions de détention… Et puisque l’Etat tarde à intervenir et à mettre en chantier de grands projets de rénovation des prisons, ce sont les prisonniers libérés qui se chargent de faire avancer le schmilblick afin de tenter de rendre la vie un peu plus supportable aux détenus (pour preuve le nombre de suicides effarant des personnes incarcérées). Ainsi, trois anciens détenus ont fait appel à un avocat, Benoît Rousseau, pour demander des dédommagements pour conditions de détention indignes et non conformes à la loi. Pour ce faire, un architecte s’est rendu sur les lieux, a pris des mesures et a rendu un rapport sur le nombre de m2 par personne, la disposition des toilettes, la ventilation, la suie ou le gras sur les murs, etc. Au vu des résultats de ce rapport, il ne fut pas très difficile à l’avocat de plaider avec l’argument suivant : « conditions de détention ne respectant pas la dignité de la personne humaine » et Maître Rousseau de souligner « L’Etat ne respecte pas les règles qu’il impose lui-même ». Le 8 juillet, le tribunal administratif de Nantes l’a suivi dans ses conclusions et a condamné l’Etat à verser 6 000 euros à l’un des ex-détenus et 5 000 euros à chacun des deux autres. Ce jugement pourrait avoir des suites car d’autres avocats de Nantes ont déclaré vouloir obtenir des indemnités identiques pour leurs clients… Voilà qui va peut-être décider l’Etat à faire les travaux demandés depuis des années !
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