C’est dans la nuit de mercredi à jeudi que le
Sénat a adopté le projet de réforme des institutions sans apporter la moindre modification au texte établi au préalable par l’
Assemblée nationale.
Comme c’était prévisible et annoncé, le PS, le PCF et les Verts ont voté contre, les centristes s’abstenant et l’UMP votant pour. Résultat final du scrutin : adoption du texte par 162 voix pour et 125 voix contre.
Les amendements défendus par l’opposition, concernant par exemple le droit de vote pour les étrangers, ont été repoussés les uns après les autres, de même que certains amendements défendus par certains sénateurs de droite, dont l’UMP Alain Lambert.
Il s’agit « d’une révision plein de potentialité qui assure la modernisation de nos institutions », a déclaré Patrice Gélard de l’UMP. Les radicaux se sont félicités des « avancées considérables » effectuées par l’adoption du texte.
Dans l’opposition, Bernard Frimat (PS) a déploré le « refus de tout dialogue » pour « une révision qui n’agrandit pas les droits du parlement mais conforte le conservatisme du Sénat ». Alima Boumedienne-Thiéry des Verts s’est montrée déçue que soit « ratée une occasion exceptionnelle de modernisation de nos institutions ».
Le projet de réforme des institutions devra maintenant être ratifié par les deux chambres réunies en Congrès à Versailles le 21 juillet. Il devra pour ce faire réunir 3/5e des suffrages exprimés, majorité qui est loin d’être acquise dans la mesure où l’opposition a annoncé son intention de voter en bloc contre, de même qu’un certain nombre de députés UMP.
Le résultat du vote pourrait se jouer à quelques voix près…

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