Il y a un siècle naissait
General Motors (en 1908) à Detroit aux
Etats-Unis. Cette firme représentait à elle seule le rêve américain avec des marques qui font encore tourner la tête comme Cadillac, Buick et autre
Chevrolet. L’entreprise allait mal et c’est annoncé aujourd’hui, elle est en dépôt de bilan et doit se placer sous la protection de loi contre les faillites. Il s’agit donc bien d’une nationalisation, un terme honni aux Etats-Unis puisque l’Etat va détenir 60 % de General Motors contre une aide supplémentaire de 30 milliards de dollars à ajouter aux 20 milliards déjà dépensés.
Évidemment, cela va s’accompagner d’un plan drastique d’économies avec la suppression de 47 000 emplois dans le monde sur 200 000 d’ici 2012 et la fermeture de cinq sites de production aux Etats-Unis. Ses dettes accumulées s’élèvent en effet à 90 milliards de dollars. L’ancien numéro un mondial de l’automobile depuis sa création avait même été détrôné en 2009 par
Toyota, la faute en étant à la poursuite de la production de gros 4X4 tandis que la consommation mondiale s’orientait vers les petits modèles.
Autre nouvelle pour le secteur automobile américain : Chrysler qui avait aussi déposé son bilan en avril, a été repris pour partie par l’Italien
Fiat qui va désormais contrôler 20 % du numéro 3 du secteur automobile aux Etats-Unis.
Detroit voit donc deux de ses géants s’effondrer,
Ford, la plus ancienne entreprise automobile, étant encore dans le circuit.
Le dépôt de bilan de General Motors a un air de catastrophe aujourd’hui aux Etats-Unis… La fin du rêve américain ?

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