Suite au scandale de la perte de 600 millions d’euros en bourse par un groupe de traders en pleine « semaine noire », les principaux dirigeants de la
Caisse d’Epargne ont démissionné.
Charles Milhaud a déclaré : « Cette perte est la conséquence à la fois de l’exceptionnelle volatilité des marchés et de la violation des instructions que le Directoire et moi-même avions données ».
Charles Milhaud a refusé tout parachute doré, proclamant : « Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un homme d’argent ».
Il aurait pu empocher un parachute doré de quelque 3 millions d’euros mais d’aucuns affirment que c’est à la demande du conseil de surveillance qu’il y aurait renoncé.
Charles Milhaud, à la tête de la Caisse d’Epargne depuis 1999, laisse son fauteuil à Bernard Comolet, responsable de la Caisse d’Epargne d’Ile-de-France.
Autre démission : celle de Nicolas Mérindol, le numéro 2 de la Caisse d’Epargne qui laisse la place à Alain Lemaire, président de la Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse.
Julien Carmona démissionne également de son poste de membre du directoire en charge des finances et des risques.
Charles Milhaud aurait demandé de rester encore quelques mois pour mener à bien la fusion avec la Banque Populaire.
Les traders ont également été sanctionnés.
Christine Lagarde s’est déclarée satisfaite en affirmant qu’ « il n’y a pas l’ombre d’une inquiétude sur l’épargne (…) les livrets A sont soumis à la garde de la
Caisse des dépôts et consignations ».
Il faut en effet préciser que la Caisse d’Epargne est la banque de près d’un Français sur deux.

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