Si le développement de l’
Indonésie lui a été attribué, le titre du « dirigeant le plus corrompu au monde » quant à lui « collait à la peau » !
Hier, à l’âge de 86 ans, Haji Mohamed Suharto s’en est allé sans être inquiété par le justice de son pays.
A la tête de l’Indonésie pendant 32 années, Haji Mohamed Suharto l’a dirigé d’un bras de fer ce pays occupant la 4è place parmi les pays les plus peuplés du monde.
C’est en mai 1998 que Haji Mohamed Suharto fut sous la pression des manifestants, obligé de quitter le pouvoir. Qualifié de « père du développement » de l’Indonésie sous un régime de « l’Ordre nouveau », Haji Mohamed Suharto a permis à l’Indonésie non seulement à subvenir à ses besoins en riz, amis aussi à favoriser l’essor glorieux des exportations.
Toutefois, l’histoire de l’Indonésie intrinsèquement liée à Haji Mohamed Suharto entre 1965 et 1966 avec une farouche répression contre le parti communiste indonésien provoquant la tuerie de 500.000 à un million d’indonésiens, n’est pas à oublier.
Convaincu dans son rôle de « maintenir l’unité de l’archipel indonésien, d’y assurer l’ordre et le développement », l’ex-général fut très souvent dénoncé par les organisations de défense des
Droits de l’Homme, mais aussi et surtout critiqué par l’invasion du Timor Oriental par l’Indonésie en 1975). Réélu en mars 1998 pour un 5è mandant de 5 ans, Haji Mohamed Suharto fut obligé de démissionner le 21 mai suite aux émeutes et à la crise économique asiatique.
Depuis, il vivait
Jakarta où, ses avocats avaient la mission de rejeter toute accusation de corruption car, d’après l’ organisation « Transparency International », sa famille et lui, auraient amassé entre 15 et 35 milliards de dollars..
Entré à l’hôpital de Jakarta depuis le 04 janvier dernier pour des problèmes pulmonaires cardiaques, digestifs et rénaux, Haji Mohamed Suharto (père de six enfants) est mort hier à l’âge de 86 ans sans être finalement rattrapé par le justice de son pays.
Rappelons que Haji Mohamed Suharto était accusé et condamné pour avoir commandité l’assassinat d’un juge, mais il a été libéré de façon anticipée (et controversée), puisque ses proches soutenaient qu’il « n’était pas en état de répondre à un interrogatoire ».