Eh bien ! Il ne fait pas bon s’en prendre au
Ministre de la Justice qui ne l’est d’ailleurs plus que pour quelques mois ! Hier, le tribunal de Paris a jugé un informaticien de 25 ans qui avait envoyé un mail injurieux à l’encontre de Rachida Dati à l’un de ses collaborateurs à la mairie du 7me arrondissement qu’elle dirige.
Les termes de ce courriel envoyé le 31 juillet 2008 étaient : « Naze, naze, naze, le peuple aura votre peau ! ». Damien Chiboub avait utilisé des termes insultants à l’égard de Rachida Dati et une adresse mail grossière. Pas très malin mais les collaborateurs de la garde des Sceaux ont fait du zèle et ont pris l’affaire au sérieux. Un dépôt de plainte avait été déposé au nom de Rachida Dati pour « outrage sur une personne dépositaire de l’autorité publique ». Résultat, le posteur indélicat avait été mis en garde à vue, il avait subi une perquisition à son domicile et son ordinateur personnel avait été saisi… Interpellé chez son employeur, ce dernier l’a licencié ! Pour sa défense, le prévenu a dit regretter son geste et « vouloir tester les limites de la liberté d’expression »… Eh bien il les a vu les limites puisque la procureure, Françoise Champonneaux a requis un mois de prison avec sursis contre le jeune homme.
Selon le président de la 28me chambre
correctionnelle du tribunal de Paris, ce n’était pas tellement le contenu du message qui choquait mais plutôt l’aspect injurieux de l’adresse électronique. Pour le médiatique Gilbert Collard, avocat de Damien Chiboub, mais qui était absent à l’audience, il s’agit d’un « défaut d’impartialité de l’autorité d’enquête » soit un défaut d’impartialité du procureur qui dépend hiérarchiquement de la Chancellerie. Il a donc demandé la nullité pure et simple de la procédure. Il a également mis en cause le « traitement particulièrement énergique » subi par Damien Chiboub en évoquant également « Ce sont les agents de Mme Dati qui ont diligenté une affaire qui intéresse directement leur patron ».
La procureure a répondu : « C’est un outrage un peu gratuit. S’il est déçu des politiques, il peut rejoindre une association ou un parti politique ».
Certains internautes pensent déjà que quelqu’un qui avait dit un jour « Casse-toi pauvre con » n’était pas passé par la case tribunal pour insultes ! Bizarre, bizarre… Et pourquoi aussi tant s’énerver contre une pauvre poupée vaudoue ?
Allons, allons un peu d’humour et de distance en politique, ça ne fait pas de mal… :
Jacques Chirac étant qualifié par un quidam d’un vilain nom d’oiseau, n’avait-il pas répliqué tout sourire : « enchanté, moi c’est Jacques Chirac ! » - Et De Gaulle apostrophé lors d’un meeting par un méchant « Mort aux cons ! » n’avait-il pas répliqué nonchalamment « Vaste programme… » ?

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