Rebondissement supplémentaire dans l’affaire du transfert (ou non-transfert) rocambolesque de Cristiano Ronaldo : l’intervention sur la chaîne Sky News du président de la Fédération internationale de football (FIFA) Joseph Blatter, en soutien du joueur de Manchester United.
Le dirigeant en a appelé les clubs à « respecter le joueur », et a comparé le procédé consistant à s’arroger les services d’un footballeur sur une très longue période en lui faisant signer des contrats prévoyant des clauses libératoires exorbitantes d’ « esclavagisme moderne ».
« Si le joueur veut aller jouer ailleurs, alors une solution doit être trouvée, parce que s’il reste dans un club où il ne se sent pas bien, ce n’est bon ni pour lui ni pour le club », a-t-il ajouté. « Je suis toujours en faveur de la protection du joueur et s’il veut partir, qu’on le laisse partir ».
Le président de la FIFA a en outre conseillé aux dirigeants de Manchester United et du Real Madrid de « s’asseoir autour de la même table » afin de trouver une solution au problème. Il a également fait part de son intention d’intervenir désormais lorsque de telles situations se produisent.
Cristiano Ronaldo, actuellement en convalescence pour une durée de 10 à 12 semaines consécutive à une opération de la cheville subie mercredi à Amsterdam, s’est déclaré « complètement d’accord avec le président de la FIFA » qui le considère comme un « esclave des temps modernes ».
« Il n’y a pas d’accord avec le Real Madrid et je ne sais toujours pas où je vais jouer la saison prochaine », a-t-il déploré.
Alors que le Real Madrid serait prêt à débourser 85 millions d’euros pour s’offrir le joueur de 23 ans, Manchester United, avec qui ce dernier est sous contrat jusqu’en 2012, a réaffirmé vendredi qu’il n’est « pas à vendre »…
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