Le 1er juin dernier, l’Airbus d’
Air-France qui devait relier
Rio à
Paris, disparaissait des écrans radars et s’abîmait en mer. Aujourd’hui, deux pilotes, Gérard Arnoux et Henri Marnet-Cornus, mettent en cause les sondes Pitot chargées de mesurer la vitesse de l’avion mais aussi le manque de données sur la météo dont disposait l’équipage. La direction d’Air-France-KLM, de son côté, déclarait que les sondes n’étaient vraisemblablement pas la seule cause de l’accident, mettant peu ou proue en cause une faute humaine.
Or, les deux pilotes mentionnent qu’Airbus avait constaté en 2007 des incidents sur les sondes Thalès AA et avait recommandé le changement de celles-ci pour des modèles Thalès BA. Malgré des incidents soulignés par les pilotes, Air France a tardé à appliquer ce dispositif, soit après le crash du vol AF447.
En outre, les deux pilotes dans leur rapport, mettent aussi en cause le manque de préparation des pilotes de la compagnie Air France face à une panne de sonde Pitot… Par ailleurs, ils pointent du doigt de mauvaises informations météo fournies par Air France et non, une mauvaise interprétation de ces données par l’équipage. En effet, selon eux, la carte météo donnée par Air France est une prévision de 24 h à l’avance et qui n’indique nullement les zones nuageuses précisément. Pour le vol AF447, la carte météo produite n’indiquait aucun problème sur le trajet de l’Airbus. À l’inverse, une carte satellite, non fournie à l’équipage, montrait bien la formation d’importants nuages dans la zone traversée par l’Airbus d’Air France.
Concernant ce rapport, la direction d’Air France n’a fait aucun commentaire.

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