A Château-Gontier, au sein de la brigade de gendarmerie, un sous-officier a littéralement « péter les plombs ».
En effet, cet adjudant âgé de 40 ans, marié et père de quatre enfants, a dégainé son arme de service, puis tiré sur son supérieur hiérarchique, avant de retourner l’arme contre lui pour se suicider.
L’adjudant à l’origine des coups de feu est mort sur le coup, alors que son supérieur, le lieutenant Yannick Angesicht âgé de 27 ans, se trouve actuellement dans un état préoccupant au CHU d’Angers.
L’officier communication de la gendarmerie des Pays de la Loire.
Bertrand Delpierre déclare d’ailleurs : « Son état est stationnaire et il n’est pas complètement inconscient, mais le pronostic vital reste toujours engagé ».
Une dispute ayant eu lieu quelques minutes avant les faits entre l’adjudant et ses collègues serait à l’origine de ce coup de folie; en effet les gendarmes auraient eu des échanges plutôt vifs à propos d’une réunion organisée la veille pour évoquer une histoire de service.
Lors de cette réunion le travail de l’adjudant aurait été remis en cause; ce dernier aurait alors demandé des explications avant de « sortir de ses gonds ».
Le drame s’est déroulé en quelques secondes; alors que le commandant de la brigade intervenait dans la dispute afin de calmer les esprits, l’adjudant l’a pris à partie et lui a asséné plusieurs coup de feu, avant de retourner l’arme contre lui.
A noter que le lieutenant grièvement blessé avait choisi de démarrer sa carrière à Château-Gontier, car il avait jugé qu’il était plus facile de commencer dans cette gendarmerie plutôt que dans certaines unités de la région parisienne.
A l’époque, il était bien loin de se douter qu’un sordide drame arriverait dans les locaux de la gendarmerie, un an plus tard.

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