L’Elysée reçoit aujourd’hui les constructeurs français. Comme aux Etats-Unis, l’industrie automobile va mal et les constructeurs comptent demander des financements à
Nicolas Sarkozy, l’occasion de faire le point sur l’application des mesures annoncées dans le plan de relance.
Carlos Ghosn, PDG de Renault, a averti vendredi de la très grande difficulté dans laquelle se trouvent tous les constructeurs français, notamment par rapport à la crise du financement (2 voitures sur 3 sont achetées à crédit). Quant aux capitaux, les grandes entreprises n’arrivent pas à en trouver pour faire tourner la machine. Il a indiqué « C’est très bien de relancer le marché par une prime à la casse de 1 000 euros. Mais il faut aussi encourager les banques à prêter. On ne peut pas se financer à trois mois à des taux de 10 %. Cette crise est avant tout financière ».
Etant donné le blocage du crédit, les constructeurs n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’Etat pour demander « un financement raisonnable, sur deux à trois ans, avec des taux d’intérêt compris entre 4 et 6 % ».
De même, la situation est d’autant plus difficile que certains équipementiers mettent déjà la clé sous la porte (Faurecia va supprimer 1 215 emplois).
Tout le secteur automobile est touché dans le monde entier :
Volkswagen,
Fiat,
Toyota et évidemment les trois géants américains,
General Motors,
Ford et Chrysler, etc.
Il est à noter que Carlos Ghosn va être nommé à la tête de l’Acea (Association des constructeurs européens d’automobiles) et prendra ses fonctions le 1er janvier 2009. Dans ce cadre, il essaiera d’obtenir de
Bruxelles, une aide de 40 milliards d’euros pour la filière automobile.
Selon Carlos Ghosn « On n’a pas encore touché le fond ».

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